El Ministerio del Tiempo: ¡vamos a por lo original!

Dans le cadre du Focus España, le Fipa 2016 nous présente une série de Javier Olivares avec une histoire pour le moins originale. El Ministerio del Tiempo (Le ministère du temps), sorte d’institution secrète du gouvernement espagnol, envoie trois agents d’époques bien différentes à travers les âges avec une mission qui reste à chaque fois la même: empêcher des intrus venus du passé de changer le cour de l’Histoire pour satisfaire des buts personnels.

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De gauche à droite: Alonso de Entrerríos, Amelia Folch et Julián Martínez

Le choix réussi des époques

Ce qui fait le charme de cette nouvelle série, c’est bien l’association de trois agents venus d’époques complètement différentes. Amelia Folch (Aura Garrido) est une étudiante brillante de la fin du 19e siècle. Ses connaissances inépuisables en histoire et en littérature en font le cerveau du groupe. Alonso de Entrerríos (Nacho Fresneda) est un soldat de l’armée des Flandres du 16e siècle. C’est un patriote, prêt à mourir pour l’Espagne du Siècle d’or. Il n’aime pas le fait qu’une femme (Amelia) lui donne des ordres. Enfin, Julián Martínez (Rodolfo Sancho, qui est aussi l’acteur principal de la série Mar de Plástico, dont le premier épisode a été diffusé au Fipa 2016) est un secouriste récemment relevé de ses fonctions à cause de son comportement périlleux lors de ses interventions. Depuis la mort de sa femme, il n’a pas réussir à faire le deuil et il est indifférent à tout. Ce mélange de personnes complètement opposés donne lieu à des scènes d’humour très comiques.

Une série qui joue (très bien) sur le comique de situation

Une étudiante du 19e siècle qui découvre le tampon, un soldat du Siècle d’or de l’Espagne qui découvre le téléphone portable, ou un secouriste qui ne sait pas monter à cheval… Javier Olivares a de quoi jouer sur l’humour, et il le fait à merveille.

Et ça ne s’arrête pas qu’aux trois agents: les « employés » du ministère du temps viennent eux d’époques différentes. Quand on a la possibilité de recruter n’importe qu’elle personne du passé, pourquoi ne pas s’offrir le luxe des talents d’un Velázquez pour faire des portraits-robots par exemple?

Le spectateur se régale et s’amuse de voir chaque personnage découvrir d’une façon comique les différences entre les époques et les évolutions technologiques qu’ils n’ont pas connu. De la façon de saluer l’autre, à la manière de penser, en passant par la façon de s’exprimer, Olivares ne semble pas rater la moindre petite blague possible avec ces confrontations d’époques et de mœurs. Le spectateur ne souhaite qu’une seule chose: voir le reste de la série.

Une réussite donc pour Javier Olivares, qui nous propose un scénario hors du commun et accrocheur.

Connor Owens

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