Churchill’s Secret: une immense déception

« L’habit ne fait pas le moine ». Le casting du dernier film de Charles Sturridge (réalisateur de Lassie), Churchill’s Secret, n’a certainement pas de quoi rougir face aux autres films de la Fipa 2016: Michael Gambon (interprète de Dumbledore dans Harry Potter) dans la peau de Winston Churchill, Matthew Macfadyen (Frost/Nixon, l’heure de vérité, MI-5), ou encore Chris Larkin (Master and commander: De l’autre côté du monde, Walkyrie, Yes Prime Minister). Pourtant, cette production, qui ne concourt pour aucun prix au Fipa, est une grande déception.

Une histoire intéressante inspirée de faits réels

En 1951, Churchill retrouve « son » bureau au 10 Downing Street, six ans après la fin de son premier mandat. Deux ans plus tard, en 1953, il est victime d’un AVC lors d’une réunion. Il a alors 78 ans. Son attaque affecte gravement son état de santé et on ne sait pas s’il passera le week-end. Sa femme, Clementine Churchill, et deux proches conseillers politiques du « vieux lion » décident de l’amener à sa résidence située à Chartwell. Il faut à tout prix éviter que le grand public ne découvre ce qui pourrait avoir des conséquences politiques considérables pour Churchill. L’infirmière Millie Appleyard est appelée en urgence de Londres pour rester aux côtés du premier ministre et l’assister dans sa convalescence. Les autres membres de la famille rejoignent vite leurs parents, faisant resurgir de vieilles tensions au sein de la maison familiale.

Un jeu d’acteur et des dialogues très pauvres

Le jeu d’actrice de Romola Garai (Millie) est particulièrement déplorable, tout comme celui des trois filles de Churchill. Matthew Macfadyen remonte la note mais ce n’est pas assez pour sauver les meubles. Les moments de complicité incompréhensibles et gênants entre la jolie Mille Appleyard et le vieux Churchill sont dérangeants. S’agissant du script, c’est un véritable échec. Malgré un humour à l’anglaise présent dans quelques passages qui nous permet de rester dans la salle, les dialogues censés être « chocs » ou « impactants » sont un flop à chaque fois, surtout lors des disputes de famille.

En bref, Churchill’s Secret est un film qui rappelle Monuments Men: un beau casting, une belle histoire, mais au final un crève-cœur qui nous reste en travers de la gorge.

Connor Owens

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