Après les attentats, le spectacle continue !

 « L’année dernière, nous rendions hommage à Charlie Hebdo, sans savoir ce qui allait arriver » regrette Estelle Martin, présentatrice lors de la cérémonie d’ouverture du Fipa, qui a eu lieu en grande pompe hier soir, mardi, avec la diffusion du reportage « Beatbox Boom Bap ».

Deux mois après les attentats de Paris, la vie culturelle reprend de plus belle à Biarritz. Pas question d’annuler le festival qui semble inébranlé : le public est bien présent, et enthousiaste. Cependant, les attentats de novembre ont rendu nécessaire des mesures de sécurité supplémentaires.

C’est la société Privilège qui a été appelée pour s’assurer de la sûreté du festival et les moyens mis en place ont été augmentés : deux agents de sécurité sont désormais présents à l’entrée des salles : un vigile est chargé de fouiller les sacs alors qu’un autre s’assure désormais qu’aucun objet suspect n’entre dans la salle. Mais cela reste discret, le public ne remarque en effet  pas de changements particuliers, et profite de la projection sans craintes.

Les organisateurs ont cependant ressenti un effet post-attentats : plusieurs invités prévus au programme ont annulé leur venue au Fipa 2016, effrayés par les consignes de leur gouvernement, qui recommande de ne pas se rendre en France. C’est particulièrement le cas en ce qui concerne les Asiatiques.

Mais malgré tout, Didier Decoin (président du Fipa) et François Sauvagnargues (délégué général) veulent tout particulièrement insister sur l’importance d’un festival créatif et ouvert sur le monde festival actuellement : « À l’heure où l’incertitude, l’inquiétude, parfois la peur, n’en finissent plus d’assombrir la une des médias, il est bon de rappeler ce que disait Peter Drucker, le « pape » du management : la meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer ».

Lucie Rivière